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BIENHEUREUX RAMOSE LUCIEN BOTOVASOA

 

 

Origine familiale, enfance

            Né en 1908 à AmbohimanarivoVohipeno, ainé de neuf enfants. Ses parents étaient encore tout jeunes : Behandry son père, fils de Mahazovelo et de Tavela, et Neviasoa sa mère, fille de Betahava et de Sanambana. La famille n’était pas encore chrétienne. Pourtant Behandry avait été baptisé en 1902 (52ème baptisé de vohipeno), mais presque le seul d’Ambohimanarivo.

La maman, Marguerite Kembarakala, merveilleuse chrétienne, avait pris le petit Lucien sous sa coupe et lui apprenait à prier. Ainsi, Lucien fut baptisé le 15 Avril 1922, le Samedi saint, il fit sa communion ce même jour. Il sera confirmé l’année suivante : 2 Avril 1923. On raconte dans la famille que, dès son enfance, Lucien fut tout à la religion.

 

 

 Lucien à l’école des Jésuites

 

            Ayant le même devise comme les Pères jésuites : Ad Majorem Dei Gloriam ; Lucien Botovasoa a suivi des formations à Ambozontany Fianarantsoa au collège Saint Joseph durant quatre ans (1924 – 1928). En 1928, Lucien sort Major de sa promotion. Il est breveté du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement. Il revient à Vohipeno comme adjoint du Directeur de l’école paroissiale et instituteur. Sur le chantier, Il voulait encore tout lire et tout apprendre. Il était un merveilleux pédagogue et un instituteur exceptionnel. Il avait une autorité naturelle telle qu’il suffisait d’élever la voix. Lucien était aussi  le parrain, Il fut 85 fois parrain de baptême, et dix fois témoin de mariage, dans toutes les catégories sociales : nouveau-nés, enfants, adultes et vieillards, paysans, miliciens et commerçants,  de tous les groupes sociaux du sud-est.

 

            L’homme marié et animateur chrétien

 

            Le 10 octobre 1930, Lucien se marie à l’église avec Suzanne Soazana. Ils eurent huit enfants, dont cinq seulement vivront. Lucien aimait ses enfants, il les éduquait et leur apprenait à prier. Mais il passait tellement de temps à s’occuper des enfants des autres, visitant ceux qui étaient malades, donnant des cours du soir, animant les Croisés, qu’il avait introduits, les Gardes d’honneur du Cœur de Jésus et les Jeunes catholiques malagasy, faisant les catéchisme. Suzanne trouvait la charge bien lourde à la maison. Elle protestait, elle aurait voulu qu’il laisse ce métier d’instituteur et se fasse comptable. Mais Lucien allait toujours de l’avant, joyeux et généreux, toujours en quête d’apprendre davantage, d’aider davantage, de progresser encore dans le savoir et dans la vie chrétienne. Lucien était devenu le conseiller universel de Vohipeno. C’était un homme droit mais avec une simplicité absolue, il était à la fois discret et partout présent. On le voyait de plus à l’église. Lucien tenait l’harmonium et animait le chant, non seulement tous les dimanches à la messe, mais tous les matins à la messe de 6 heures.

 

Le tertiaire- ordre de St. François

 

            Lucien voulait devenir un saint. Il avait même le désir du martyre, un désir brûlant, on peut dire : la vocation au martyre. Il cherchait comment devenir un saint, il désirait trouver un livre de la vie d’un saint qui a été marié. Vers 1940, Lucien Botovasoa découvrit le Tiers-Ordre de Saint François. Il eut en main  le manuel du tiers – ordre de saint  François. Avec Kembarakala Margueritte, qui l’avait formé à la foi ; formèrent une première fraternité à Vohipeno. La règle était très stricte et Lucien l’appliquait à la lettre .

            Lucien Botovasoa devint d’une piété et d’une pauvreté extraordinaires. Il se levait chaque nuit pour prier  à genoux au pied de son lit, puis partait à l’église  à 6heures pour une heure de méditation devant le tabernacle. Le Mercredi et le vendredi, il animait le repas en famille, Lucien ne mangeait pas ; Suzanne ne l’était pas du tout content. Sa fille Gaïane , résume ainsi le souvenir de la vie de son père : son amour,  la vie en société et pour son foyer étaient très marqués. Et  aussi  sa manière de vivre, la prière du soir, du respect des animaux et de ne jamais se moquer d’un mendiant. Lucien était devenu franciscain dans l’âme.

 

 

Lucien Botovasoa martyr de la foi et de la vérité

 

         

            Des jeunes Malagasy ont participés à la deuxième guerre mondiale. Ils ont aidé les Français à se libérer du nazisme, ils veulent maintenant libérer Madagascar sous la domination coloniale.   En octobre 1945, puis en Juin 1946, les grands électeurs de Madagascar élisent des députés aux deux Assemblées constituantes qui fondent la 4ème république française. Alors, il faut des partis politiques : le MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malagasy), le PADESM (Parti des Déshérités de Madagascar). Les deux parties politiques ont souhaités que Lucien Botovasoa devienne membre de leur partie. Mais Lucien refusa catégoriquement leur souhait en disant « Votre politique se nourrit de mensonges. Tout cela finira dans le sang ». Et devant la partie politique PADESM  Lucien disait « La politique m’est tout à fait étrangère, vous savez tous que pour moi, c’est la religion qui compte et pour laquelle je consacre tous mes jours »

             Le dimanche 30 Mars, jour des rameaux, Lucien tenait encore l’harmonium à la grande Messe, mais sur ordre de son père, son frère l’emmena dans la forêt. Ils étaient là quand les insurgés attaquèrent la ville et les combats durèrent jusqu’au mercredi. Les meurtres

De PADESM ensanglantèrent la semaine sainte. Et comme résultat ce fut un massacre total avec 18 églises et 5 écoles brulées. Evidemment le jour de Pâques il n’y avait pas de culte dans la paroisse.

 

Lucien  artisan de paix et de la communion

 

                     Le deuxième dimanche de Pâques Lucien était de retour en ville après avoir protégé sa famille dans la forêt. Il a réussi à réunir tous les réfugiés en faisant une prière ensemble et on a noté la présence des catholiques, protestants, musulmans. Lucien, commenta l’évangile, exhortant chacun à ranimer sa foi et à avoir le courage du martyre s’il le fallait. Il parlait et il animait le chant avec une joie inhabituelle et une grande allégresse. C’était sa pâque à Lucien. « Ce jour-là, quand il prêcha, on aurait dit Jésus prêchant le jour des Rameaux, juste avant sa mort. C’était comme Jésus qui montait à Jérusalem. On dirait que Ramose(Monsieur) nous faisait ses adieux quand il nous faisait prier pour la dernière fois. »

                          Ils chantèrent le cantique « Purifie moi, Seigneur, lave moi tout entier » qui est un cantique Eucharistique. A la fin, Lucien a bénis  l’assistance et  a remercié «  Veillez et priez, dit-il, car nos ennemis sont proches maintenant, » comme Jésus qui attendait Judas au jardin des Oliviers. Ils se séparèrent en chantant : « Avec la multitude des anges » avec ce refrain : « Jésus, presse-moi sur ton sein, comme Jean, à jamais » et ces derniers mots : « Tu nous as pardonnés, Seigneur, nous sommes en confiance. Notre cœur est maintenant en repos tout entier : aucun malheur ne peut nous faire trembler ; celui que tu accompagnes est vraiment en repos ».  Cette prière inoubliable ne dura pas plus que d’habitude, une heure environ, puis ils se séparèrent.

La mort de Lucien

                      Le 16 Avril 1947, le roi Tsimihono responsable du mouvement MDRM local convoqua les gens et il disait que la ville n’était pas encore entièrement nettoyée. Et il restait encore des personnes à tuer. Lucien Botovasoa était parmi la personne à éliminer.  Lucien refusa de s’enfuir et il affirma : « laissez-moi faire face à la situation ».  Le jeudi 17 Avril, le roi proposait une poste clé à Lucien Botovasoa d’être secrétaire de MDRM. Et Lucien disait à sa femme qu’il serait jugé. Suzanne a voulu cacher son mari mais Lucien a refusé en détachant l’image de saint François, il disait : «  celui qui me guidera ».

                     Après un déjeuner calme avec la famille, une prière ; à son arrestation Lucien répondit : « Je suis prêt » sans la moindre hésitation.    Lucien sortit et prit la tête du petit cortège. Lucien marchait devant, très vite, sans un mot. Il partit sans le moindre regret, il marchait très vite. Il savait qu’il allait mourir et n’y opposait aucun refus, il partit sans une hésitation quand vint l’appel. Lucien s’avança. Il était assis à droite du roi à la place d’honneur. Lucien disait  à voix forte : « Je sais que vous allez me tuer et je ne puis refuser. Si ma vie peut en sauver beaucoup d’autres, n’hésitez pas à me tuer. Ce que je vous demande, c’est de ne pas toucher à mes frères. »

                     On proposait à Lucien de devenir le secrétaire du MDRM, moyennant quoi il aurait la vie sauve. Il répondait : « Vous tuez, vous brûlez les églises, vous interdisez la prière, vous faites piétiner les crucifix et détruisez les images saintes, les chapelets et les scapulaires, vous voulez faire de notre église une salle de bal, vous faites un sale travail  vous savez combien la religion m’est précieuse, je ne puis travailler avec vous. »   …Plusieurs fois, ceux de la case du roi  entendirent sa voix qui redisait : « Si ma vie peut en sauver beaucoup d’autres, n’hésitez pas à me tuer ». Lucien sortit. Une trentaine de jeunes gens d’Ambohimanarivo, la plupart  ses anciens élèves, le conduisirent vers l’abattoir, à la sortie sud de la ville, au lieu-dit Ambalafary. Lucien disait « Dites à ma famille de ne pas pleurer : je suis heureux, c’est Dieu qui m’emporte. Que jamais vos cœurs n’abandonnent Dieu ! »  Il marchait en homme libre et vainqueur. A l’église, ne leur faisait-il pas chanter : « Seigneur, je crois et je veux sans nuage, je veux te voir pour t’aimer davantage ! Oh, laisse-moi monter au ciel ! » « Laissez-moi aller ! » dit-il à ses parents, à sa femme, à ses amis. Laissez-moi y aller, car c’est mon désir ! Lucien avait vocation au martyre : maintenant elle s’accomplissait.  La troupe des jeunes gens arrivèrent à l’abattoir, le lieu de l’exécution. Trois hommes désignés par le roi étaient déjà sur place. Avant de franchir ce canal, Lucien demanda qu’on le laisse prier ; cela lui fut accordé. Il se mit à genoux dans les buissons à l’ouest du chemin, près d’un arbre à pain, et pria.  « O Dieu, pardonne à mes frères que voici, car ils ont maintenant un devoir bien difficile à remplir envers moi. Puisse mon sang versé en terre l’être pour le salut de ma patrie ! » Lucien répéta plusieurs fois ces paroles .Il pria aussi en latin, peut-être ce chant de Carême qu’il aimait tant : Parce, Domine, parce populo tuo, ne in aeternumirascarisnobis ! « Epargne, Seigneur, épargne ton peuple, de peur que ta colère ne demeure à jamais sur nous ! » Ils voulurent d’abord lui lier les mains, mais il refusa. « Pour me tuer, ne me liez pas, je me lie moi-même » et il croisa ses poignets l’un sur l’autre tout en tenant la croix de son chapelet qu’il avait au cou. N’avait-il pas souligné en rouge ce qu’il allait maintenant signer de son sang ? « Le membre du tiers ordre défunt tiendra d’une main le crucifix et de l’autre la Règle. » Puis ils discutèrent pour savoir dans quelle position il devait se mettre, allongé ou prosterné ; il n’y avait pas de billot, et il se plaça à genoux, incliné, entre le manguier et le jacquier qui se trouvaient là, la tête tournée vers le fleuve à l’ouest.

                        Alors à genoux, il pria encore en répétant les mêmes paroles que précédemment : « Ô Dieu, pardonne à mes frères… ». Il pardonnait les bourreaux d’avance et intercédait pour eux. Eux se moquaient de lui : « Elle est trop longue, ta prière ! Crois-tu qu’elle va te sauver ? » et certains de ceux qui étaient restés de l’autre côté du canal lançaient des insultes. Mais Lucien répondait : « Je n’ai pas fini ! Laissez-moi un moment encore. » Il leva les mains au ciel et se prosterna trois fois à terre, comme Jésus à l’Agonie, puis il se tourna vers eux en disant : « Dépêchez-vous maintenant, l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »

                                  Le premier leva son coupe-coupe  mais il frappa à côté, volontairement ou involontairement, et il n’atteignit pas Lucien. Le second, celui qui avait reçu le drap, leva son coupe-coupe, mais il tremblait si fort que son arme lui échappa. Lucien priait toujours. Les autres sur l’autre bord du canal les insultaient, car cela durait trop longtemps. Alors Lucien releva la tête et leur dit : « Cessez de jouer avec vos coupe-coupe, et tâchez de me trancher la tête proprement, d’un seul coup, comme ceci, » et il fit le geste de la main comme en plaisantant. Le troisième, celui que le roi avait désigné comme le plus sûr, leva alors son coupe-coupe et frappa par la droite, un seul coup.  La tête de Lucien ne fut pas complètement tranchée, elle restait attachée du côté gauche. Le corps était affreusement agité, parce qu’il n’était pas lié. Les deux autres durent venir en aide au bourreau-chef pour achever le travail. Alors ils se moquèrent de lui : « Va donc maintenant jouer ton harmonium ». Il jeta le corps dans le fleuve de Matitanana.

Profil spirituel et les vertus de Lucien

 

            Brièvement nous parlons du profil spirituel et les vertus de Lucien. Selon le Père Lebreton : « Le martyr n’est pas une exaltation passagère mais le fruit mûr de toute une vie de sainteté, de prière et de vertu. » Lucien BOTOVASOA, Un homme de foi et de prière : du matin jusqu’à minuit la prière effectuée par Lucien est incalculable. Ce qui anime Lucien dans la pratique de toutes les vertus ce n’est pas seulement le désir de bien faire. C’est l’amour du Christ, le Bien suprême. Comme dit saint Augustin : la vertu est amour souverain pour Dieu.

La vertu chez Lucien est le fruit de la prière et d’une union mystique.

 

          Et enfin pour Lucien être « tertiaire de saint François d’Assise » c’est d’instaurer une conversion irréversible et confirmer l’identité chrétienne : amour envers Dieu et amour  envers  les prochains. Lucien Botovasoa a essayé de suivre le charisme franciscain et surtout a pris à la lettre les messages de saint François d’Assise. 

 

Le bienheureux Lucien

 

            Le diocèse de Farafangana a introduit à Rome la cause de Lucien. L’enquête fut remise en chantier et confiée au Père François Noiret, jésuite, comme étant vice postulateur et le postulateur de la cause c’est frère Carlo Calloni de l’OFM capucin.

Le 7 septembre 2011 – 8 septembre furent consacrés à la première session du procès diocésain et s’est clos officiellement le 17 Avril 2013.  L’enquête diocésaine a été validée par le cardinal Amato, préfet de la Congrégation pour la cause de saint en 2014. En 2016 les deux commissions historiques et théologiques ont donné leur avis favorable. Et le 4 Mai 2017, sa sainteté Pape François après avoir délibéré avec les cardinaux a déclaré officiellement que le bienheureux Lucien Botovasoa est martyr de la foi et vérité. La cérémonie de béatification selon le rite de l’église catholique a lieu le 15 Avril 2018 à Vohipeno – Madagascar.

 

 

 Dr. RABOANARY Gérard Cecilien. 

Ministre national OFS Madagascar

rabgerardofs@yahoo.fr

Villaga St Francois d’Assise

Lot II Y G Ampasanmalo ambony 101 Antananarivo

 

 

Oeuvres

Loharano nipoiran’ny Asa Fampielezana ny Finoana:

1 – Ny vavaka
2 – Toriteny reny tany am-piangonana
3 – Zava-nisy ara-tantara (korontana ara-politika, ny firehan-kevitra vaovao maro nipoitra tetsy sy teroa…)
4 – Firotsahana an-tsehatra

Fomba nentiny nanohana sy nampivelarany ny Asa Fampielezana ny Finoana:

1- Fampiroboroboana ny fitoriana ny Vaovao Mahafaly eran-tany.
2-Fanampiana amin’ny fanorenana ny fiangonana na fanamboarana trano ilaina amin’ny fanentanana; fampitaovana ny Misiôna, fanofanana katesista.

Ny volana OKTOBRA no natokana hankalazana ny
ASA FAMPIELEZANA NY FINOANA

« Ho renin’ny pretra marobe tsy tambo isaina amin’ny tany misiôna » io no lalana tsapany fa niantsoana sy nanirahan’Andriamanitra azy

Antom-pijoroan’ny sapan’Asan’i Md Piera Apôstoly

1 – Hampijoro ary hampiroborobo ny fiantsoan’Andriamanitra ho Pretra sy Relijiozy amin’ny tany misiona.
2 – Miezaka mitondra fanampiana mivantana ho an’ny asa misiona eran-tany ampinoana sy fahatokisana ny Fanahy Masina.
3 – Manentana ny mpikambana hivavaka am’pinoana mba hitombo zotom-po hitia sy hanompo maimaipoana ny Pretra sy Relijiozy teratany, ka ho afaka hampibebaka ny mpiary tanindrazana aminy.

Ny Alahadin’ny « Mpiandry ondry tsara » no natokana hanentanana sy hanangonana izay foy hanoanana ny Asan’
i Md Piera Apôstoly

Tanjon’ny Sampan’Asan’ny Ankizy Misionera:

1 – Mamelona, mikolokolo, ary manabe ny toe-po sy toe-tsaina misionera ao amin’ny ankizy hahatonga ho olon’ny Fiadanana sy olon’ny famindram-po
2 – Mikolokolo sy mamelona ny fiainam-pinoan’ny Ankizy
3 – Manabe azy hizara maimaimpoana ny fahaiza-manaony, ny fifandraisany amin’Andriamanitra, ny talentany, ny vola ananany…
4 – Ankizy mamonjy ny Ankizy toa azy amin’ny alalan’ny fifanoloran-tanana amin’izay atao rehetra sy iainana
5 – Ankizy Apôstolin’ny Ankizy amin’ny alalan’ny vavaka, ny famindram-po, ny fisokafana amin’ny hafa.

Ny Epifania no andro natokana hankalazana maneran-tany ny
Andron’ny Ankizy Misionera.

Anton’ny nanorenana ny « Fivondronan’ny Pretra Iraka »

1 – Zava-misy: Fisarahambazan’ny samy kristianina
2 – Tsy fahalalana ny antony hitoriana ny VAOVAO MAHAFALY
3 – Ny fialangalanan’ny Pretra amin’ny asa maha-misiônera
4 – Ny fahabangan’ny toe-tsaina sy toe-po misiônera.

Tanjona sy Fomba fiasa

1 – Fanetsiketsehana sy fanofanana ho Pretra sy Relijiozy amin’ny Asa maha-iraka
2 – Mifandray sy miara-miasa amin’ny Direktera sy ny Sekretera Nasionalin’ny O.P.M
3 – Mampiofana ny olona hitory ny vaovao Mahafaly

Ny 2 Febroary no natokana ankalazana azy